Depuis 2012, cette organisation mobilise de nombreux jeunes Cambodgiens pour dénoncer les atteintes graves à l’environnement et leurs conséquences sur les communautés locales. Leur travail consiste notamment à documenter et à rendre publiques les destructions environnementales liées à de grands projets de développement économique : extraction massive de sable dans les rivières, destruction de mangroves, privatisation de plages publiques, comblement de lacs ou pollution des eaux et du littoral.
Par des enquêtes, des vidéos et des campagnes publiques, ils ont contribué à sensibiliser la population aux conséquences de ces projets sur les écosystèmes et les moyens de subsistance des habitants.
Ces projets, qui devraient souvent être refusés en raison de leur impact environnemental, sont néanmoins autorisés. Les activistes dénoncent les liens étroits entre ces activités destructrices et des pratiques de corruption ou de favoritisme qui profitent à des élites politiques et économiques.
En exposant ces abus et en appelant à davantage de transparence et de responsabilité, les membres de Mother Nature Cambodia sont devenus des voix importantes de la société civile cambodgienne et qui dérangent le pouvoir en place.
Phuon Keoraksmey est détenue à la prison provinciale de Pursat. Sa famille vit loin de la prison, ce qui rend les visites rares et éprouvantes.
Ly Chandaravuth est détenu à la prison provinciale de Kandal. Sa mère, qui tient un petit restaurant à Phnom Penh, lui rend visite aussi souvent que possible malgré les difficultés financières et émotionnelles liées à son incarcération. Thun Ratha est emprisonné dans la prison CC3 de Tbong Khmum.
Il est marié et père de trois jeunes enfants, dont une fille née alors qu’il était déjà en détention. Yim Leanghy est détenu à la prison provinciale de Kampong Speu. Condamné à une lourde peine, il reste déterminé à poursuivre son engagement pour la justice et la protection de l’environnement malgré l’éloignement de sa femme et de ses deux jeunes enfants.
Long Kunthea est détenue à la prison provinciale de Preah Vihear. Elle espère pouvoir un jour terminer ses études de droit et contribuer à construire un Cambodge plus juste et démocratique.
Pour leur écrire :
ACAT-France,
7 rue Georges Lardennois
75019 Paris
L’ACAT-France transmettra
Téléchargez ici le modèle de lettre proposé et traduit en khmer, sur lequel vous pourrez apposer vos noms, prénoms et signatures

