A toi je peux le dire, Seigneur :
il y a des jours où le brouillard
me submerge,
des jours hermétiques,
sans avenir,
où tu n’en finis pas de t’effacer
derrière les décors
de mon histoire.
Mais je crois, oui je crois
que tu étais au rendez-vous
sur la colline,
présence invisible
dans le brouillard
de ce Vendredi-là.
Alors m’envahit le cri de jésus
dans la nuit,
et quelque chose monte en moi,
que je voudrais aussi crier.
Prête l’oreille Seigneur,
à ce cri que j’ai si longtemps étouffé,
parce qu’il ne fallait pas,
parce que je ne voulais rien montrer,
parce que personne n’entendait !
Je crois, oui je crois
que tu étais au rendez-vous
sur la colline,
présence invisible
dans le brouillard
de ce Vendredi-là.
Alors me revient le souvenir
des ténèbres
et je m’y engloutie
avec le Christ.
Mais les ténèbres ont pris fin,
parole d’ Evangile :
elles ont duré « de la 6ème heure à la
9ème heure »
Plante en moi, Seigneur,
ce souvenir vivant :
à la 9ème heure,
tu as déchiré la nuit
et Jésus est entré dans la Vie…
Et l’heure vient où ma nuit prendra fin.
Car je crois, oui je veux croire
que tu étais au rendez-vous
sur la colline
présence invisible
dans le brouillard de ce Vendredi là!