Naâma Asfari
MarocSahara occidental

En prison depuis neuf ans car il milite pour les droits des Sahraouis

Naâma Asfari, infatigable défenseur des droits de l’homme sahraouis, va bientôt entamer sa neuvième année d’emprisonnement. Neuf ans sur une peine de 30 ans prononcée pour le punir de son activisme en faveur des droits de l’homme et de l’autodétermination du Sahara occidental. Naâma Asfari a été arrêté le 7 novembre 2010, soit la veille du démantèlement du camp de protestation érigé un mois plus tôt par des Sahraouis résidant au Sahara occidental occupé pour dénoncer les discriminations dont ils sont l’objet de la part des autorités marocaines.
Torturé pendant sa garde à vue, puis transféré dans une prison située sur le territoire marocain, il a été condamné le 16 février 2013, par le tribunal militaire marocain pour association de malfaiteurs et complicité dans le meurtre de onze soldats marocains décédés le lendemain de son arrestation. 23 autres militants sahraouis ont été condamnés à ses côtés, tous sur la base d’aveux forcés.

En août 2016, sous la pression internationale, la Cour de cassation a fini par casser la condamnation des accusés pour manque de preuve, renvoyant l’affaire devant un tribunal civil pour un nouveau jugement. Le 19 juillet 2017, après sept mois d’un procès ubuesque marqué par de nombreuses irrégularités, la Cour d’appel de Rabat a confirmé la condamnation de Naâma Asfari et de la plupart de ses coaccusés. Ce verdict est tombé bien que peu de temps avant le début du procès, le Comité des Nations unies contre la torture, sur plainte de l’ACAT, ait condamné le Maroc pour la torture de Naâma Asfari, ordonnant ce faisant au Maroc de lui rendre justice.

En janvier 2018, la Fondation ACAT a décerné à Naâma Asfari le prix Engel Dutertre. Un prix remis à son épouse, Claude Mangin, elle aussi militante pour le respect des droits des Sahraouis, qui œuvre sans relâche pour que les prisonniers politiques de Gdeim Izik ne sombrent pas dans l’oubli.

Que pouvez-vous faire ?

Vous pouvez écrire un courrier de soutien à Naâma Asfari et l’envoyer directement à l’ACAT qui le fera suivre à son épouse :

ACAT-France
Action Naama Asfari
Responsable Maghreb / Moyen-Orient
7, rue Georges Lardennois
75019 Paris

PRIEZ POUR LUI. PRIEZ POUR SA LIBERATION.